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Ville de La Madeleine

L'avenir d'une ville, c'est aussi ses jeunes, avec un lycée, deux collèges, 12 écoles primaires, 4 halte-garderie, une crèche, des centres de loisirs, La Madeleine a fait de l'éducation et de l'animation une priorité.

Voisine directe de la capitale du Nord-Pas-de-Calais, La Madeleine appartient à la Communauté Urbaine de Lille. Au coeur de la métropole lilloise, La Madeleine occupe une position stratégique au carrefour de l'Europe qui lui permet de bénéficier notamment d'un réseau de voies de communication de tout premier ordre tel que le tram, le bus et un accès rapide sur Lille. Riche d'une histoire de plus de 800 ans, la ville de La Madeleine s'est toujours employée à valoriser son patrimoine immobilier.

Elle bénéficie d'un tissu économique dynamique et performant, mais se définit aussi par son milieu associatif à la fois dense et actif, dans les domaines des sports, des loisirs, de la culture ou de la solidarité. Forte d'une identité construite au fil des ans, la Ville se définit également par ses choix pour l'avenir

La Madeleine, c'est d'abord une ville ouverte sur le monde et sur l'Europe comme l'atteste la présence sur son territoire d'une école japonaise ou le jumelage avec la ville allemande de Kaarst (datant de 1983).

La Madeleine, c'est aussi une ville qui a su accomplir une mue tertiaire comme en atteste le développement du programme Euralille sur son territoire.

Enfin, la ville s'est engagée dans une politique volontariste en matière de cadre de vie et de développement durable et un fleurissement dont la qualité est reconnue par l'obtention de 3 fleurs au concours des Villes et Villages Fleuris.

Population : 22 982 Madeleinois
Superficie : 284 hectares
Densité : 8 092 habitants au km2
Economie : 400 commerces et entreprises

Enseignement :
- 12 écoles
- 2 collèges
- 1 lycée

Culture / Animation :
- 1 théâtre
- 1 bibliothèque pour tous
- 1 école de musique
- 1 orchestre d'harmonie
- 1 école japonaise
- 1 jumelage avec Kaarst
- 1 centre de culture et d'animation : le Millénaire
- 1 syndicat d'Initiative

Sport :
- 2 300 licenciés
- 17 clubs sportifs
- 4 complexes sportifs
- 2 terrains de foot
- 7 courts de tennis
- 1 espace pétanque
- 1 piscine avec deux bassins

L'histoire de La Madeleine

Au Nord de Lille, existent au début du XIIIème siècle quelques hameaux qui vont progressivement se fondre pour former la commune de La Madeleine. Son axe principal est, dès l'origine, la route qui mène de Lille à Menin et à la Flandre.

Des comtes de Flandre à Louis XIV

Des comtes de Flandre, ce territoire passe successivement à la France, à la Flandre de nouveau, à l'ensemble bourguignon, aux Habsbourg, avant d'être conquis, en 1667-1668, par Louis XIV, qui l'annexe définitivement à la France. Les hostilités soumettent à de nombreuses reprises La Madeleine et ses habitants à de rudes épreuves sous Louis XIV puis sous la Révolution.

1800 : La Madeleine compte 600 habitants

Autour de 1800, La Madeleine ne compte guère que 600 habitants. Dans les premières décennies du siècle, quelques industriels s'installent dans le secteur de la rue de Lille, notamment le métallurgiste Fontaine, et dans le quartier éloigné de Berkem, proche de la Deûle (sucrerie, fabrique de céruse).

L'essor industriel de 1850 à la première Guerre Mondiale

Le véritable essor date du milieu du siècle. La commune compte alors 2000 habitants.

Le chimiste Kuhlmann reprend en 1847 une petite entreprise à proximité de la rivière, à laquelle il va donner une ampleur considérable.
En 1852, l'entreprise textile Delesalle s'installe également à Berkem.
Entre-temps en 1848, La Madeleine est intégrée à la ligne de chemin de fer Paris-Lille-Dunkerque.
Dès lors, la croissance ne cessera plus jusqu'à la guerre de 1914-1918, alimentée par le progrès technique et par un flux de main-d'œuvre venue principalement de la Flandre belge.
Si les grandes usines textiles s'installent surtout à Berkem, Agache en 1874, puis Saint-Léger, la ville entière s'enrichit de nouveaux habitants pour atteindre 7000 personnes vers 1875, qui peuplent surtout les quartiers ouvriers de la rue Jeanne Maillotte et de Berkem, les plus proches de Lille.
A la fin du Second Empire, une seconde église est construite à Berkem. Toute la cité s'étoffe de nouvelles rues, s'alimente en eau potable, s'équipe du gaz, de l'électricité, est reliée à Lille par le tram.
Autour de la gare, s'organisent de nombreuses activités à partir de 1890.
En 1905 encore, le quartier de Berkem accueille un nouveau grand tissage, celui de la famille Huet.

1909 : la percée du Grand Boulevard

La physionomie de la ville de La Madeleine, qui atteint 12000 habitants en 1900, se transforme entre 1903 et 1909 avec la percée du grand boulevard de Lille à Roubaix et Tourcoing, ce qui modifie profondément le territoire de l'Est de la commune voué jusqu'alors aux prairies et aux cultures.

C'est un quartier dense qui va s'édifier là, de part et d'autre de la nouvelle artère, parcourue par un second tram (le Mongy, du nom de son constructeur). La première ligne irrigue la rue de Lille, (ancienne route de Menin) entre 1905 et 1935.

Après la 1ère guerre : la reprise économique.

La guerre de 1914-1918, marquée par une occupation allemande brutale, avec son cortège de deuils et de privations, interrompt provisoirement cet essor : la population est brimée, les usines démontées ou vandalisées.

Au sortir de la guerre, la vie reprend progressivement. Le fait économique marquant est alors l'installation au centre de la commune, à proximité de l'hôtel de ville, d'un grand ensemble textile, celui des frères Schwob, qui, par la rue Pasteur, s'étend jusque la ville voisine de Marcq-en-Baroeul.

Au fil des ans, la cité se transforme : construction d'habitations de maisons en accession à la propriété bénéficiant de la législation Ribot-Loucheur, érection dans le nouveau quartier de l'avenue de la République avec ses beaux immeubles Haussmanniens, et d'une troisième église.

La crise économique des années 1930, les bouleversements politiques, la montée des périls extérieurs marquent La Madeleine comme la France et le monde.

1940 - 1944 : les années sombres

Les années sombres de l'Occupation 1940-1944 entraînent un ralentissement de toutes les activités. Si la présence allemande se fait cruellement sentir avec l'installation de la Gestapo dans plusieurs immeubles, la Résistance représentée par divers mouvements se montre active. La Madeleine aura sa part de fusillés et de déportés.

Après la 2ème guerre mondiale : une ville en reconstruction.

Après cette épreuve, de nouvelles transformations modifient encore la ville : restructuration du quartier de la rue Jeanne-Maillotte (la « Nouvelle Madeleine »), construction dans toute la commune de logements de diverses catégories (appartements, maisons, commerces), d'une piscine, de nombreux équipements sportifs, d'écoles avec notamment le grand lycée technique Valentine-Labbée, etc.

Ces progrès ne sauraient pourtant faire oublier les difficultés économiques nées du reflux de la grande industrie, qui frappent toute la France : les vastes usines dont s'enorgueillissait la ville de La Madeleine, disparaissent progressivement, faisant naître précarité et chômage. Les activités nées depuis lors n'ont pu compenser totalement ces pertes.

D'autres travaux ont été entrepris plus récemment, la poursuite de l'effort de construction, l'aménagement des rives de la Deûle. Plus spectaculaire est la constitution d'un nouveau quartier, au carrefour du Romarin, dont les immeubles élevés, de logement en appartement et de bureaux, modifient totalement ce secteur, aux limites de la commune, touchant presque les installations d'Euralille, sur le territoire proprement lillois.