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Ville de Mouvaux

Trait d'union entre Lille et Tourcoing, Mouvaux offre à la vue des visiteurs les belles façades des maisons de maîtres qui bordent "le grand boulevard" avec son tramway très apprécié pour se rendre sur Lille ou sa métropole.

Mouvaux a gardé ce côté "village urbain" que ne dément la présence du Parc du Hautmont, dont les 12 hectares de verte superficie procurent aux mouvallois calme et sérénité.

Nombre d'habitants : 13 600
Superficie : 417 Hectares
Altitude : 53 mètres
Situation : sur la RN 350 entre Lille et Tourcoing (à 5km au nord-est de Lille)
Canton de Tourcoing-Sud

Historique

Le nom de la ville semble être d'origine latine. Il vient sans doute d'une contraction de multus (beaucoup), qui a donné en vieux français "moult", et vallis (vallée, val). Il semble que la première orthographe ait été Moulvaux et que Mouvaux date de la simplification de l'écriture au XVIIIe siècle. L'histoire de Mouvaux ne commence qu'au XIIème siècle.

En 1167, le nom de Mouvaux (Moulvaux) figure pour la première fois dans des archives : celles de l'Evêché de Tournai. Elles nous apprennent que les chanoines du chapitre cathédrale ont un "fief" ici, ce que confirme une nouvelle mention datée de 1190. Mouvaux est donc déjà une agglomération constituée intégrée dans le système féodal.

En 1242, Mouvaux est devenu une paroisse. Son nom figure dans la liste des 12 décanats que fit établir pour notre région Walter de Margis, Evêque de Tournai. C'est cette paroisse qui constitue le premier territoire du "fief" de Mouvaux. Ce fief est administré par un bailli et sept échevins. Ils représentent à la fois la communauté des habitants et le seigneur local. Pour ce dernier, ils exercent les droits de haute, moyenne et basse justice (de la simple amende jusqu'à la peine de mort). Les premiers seigneurs de la terre féodale de Mouvaux sont issus d'une riche famille bourgeoise de Lille, celles des Liniés, ou Le Neveu.
Un certain Jacques Le Neveu, seigneur de Mouvaux, est connu pour avoir été choisi comme "Sire de Joie et Noble Roi de l'Epinette". En cette qualité, il lui incombait d'organiser à ses frais de grands jeux de chevalerie comportant bals, banquets, joutes et tournois, entre le dimanche Gras et la Mi-carême. Nobles et bourgeois y prenaient part. Par ce titre, le Sire de Mouvaux comptait parmi les premiers de la noblesse du siècle de saint Louis.

En 1312, le fief de Mouvaux passe aux mains d'un autre grand bourgeois de Lille : Gilles de Tenremonde.

En 1315 se déroula sur le territoire de la commune une bataille opposant le roi de France Louis X le Hutin (fils de Philippe IV le Bel) à Robert de Béthune. Le combat, commencé à Roncq, s'acheva au lieu-dit le Haumont. Aujourd'hui, le champ de bataille a laissé place à un centre spirituel tenu par les Jésuites.

En 1341, le fief appartient désormais à Jean de Raineval. Son petit-fils, Raoul, porte à la fois le titre de Sire de Raineval et de Pierrefont ainsi que celui de Sire de Mouvaux et de Lambersart.

La seigneurie passe ensuite, par héritage, aux Ailly, puis à Jean Ruffault, bourgeois de Lille anobli, qui l'achètera en 1522. Ce dernier possède déjà les terres de Neuville et de Fretin.

Depuis le Moyen-âge, la population de Mouvaux se consacre essentiellement aux travaux de la terre et du textile.

L'arrière-petite-fille de Jean de Ruffault offre la seigneurie en douaire à son époux, le chevalier Robert du Chastel de la Howardrie. En 1669, la seigneurie échoit par mariage à Philippe de Berlaymont. Il reste dans la famille des Winaud, comtes de Berlaymont jusqu'à la Révolution.

Les Mouvallois ont été successivement sujets des comtes de Flandre, des ducs de Bourgogne, puis de Charles Quint. Celui-ci ordonnera des persécutions contre la population qu'il jugeait trop favorable aux Protestants. A la tête d'un trop vaste empire, il confie la gouvernance de la région aux Archiducs d'Autriche, Albert et Isabelle. Ces derniers visitent Mouvaux et octroient aux tisserands de la ville des droits concernant la vente de leurs étoffes. Mais cette faveur sera de courte durée. Sujets des rois d'Espagne, puis du roi de France, Louis XIV venant de conquérir la Flandre, les tisserands mouvallois se plaignent auprès de ce dernier de la mévente menaçant la production des 280 métiers à tisser répartis sur la commune, jusqu'à ce que des édits de libre fabrication soient promulgués et ne les libèrent de la tutelle de leur corporation lilloise.

En 1793, après le départ du Seigneur de la Commune, Charles de Winaud, l'abbé Brizy, curé de Mouvaux, prête serment, sans difficulté, à la Constitution civile du clergé, promulguée par la Constituante. Il devient Officier public et est remplacé, la même année, par le premier Maire, Jean-Baptiste Lepers.

Dans la guerre qui oppose la France à l'Autriche, Mouvaux est en partie le théâtre de la Bataille de Tourcoing qui s'engage le 18 mai 1794. Des corps d'armées ennemis mis en déroute à Linselles sont rejetés sur Mouvaux. Au lieu-dit "Chemin des Bonnets", la bataille y est particulièrement sanglante. Battues, les troupes ennemies sont contraintes de se retirer, pratiquant la politique de la terre brûlée : le soir du 18 mai, Mouvaux flambe dans la nuit. Quelques rares maisons échappent à l'incendie. On les appellera les "rescapées". On peut encore voir l'une d'elles au 75 de la rue de Lille.

Les guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945 seront douloureusement ressenties à Mouvaux qui y perdra plus de 300 de ses enfants, tombés au champ d'honneur.